Trousse de secours de randonnée : que mettre dedans

Trousse de secours rouge ouverte sur un rocher au bord d'un sentier de montagne, avec bandes, compresses et ciseaux, randonneur de dos en arrière-plan

Une ampoule au talon, une écorchure sur un rocher, une tique au retour d’une prairie : la plupart des pépins de randonnée sont petits. Ils deviennent pénibles quand on n’a rien pour les traiter, à trois heures de marche du parking. La trousse de secours sert à ça. Elle doit aussi permettre d’attendre les secours dans de bonnes conditions si l’incident est plus sérieux. Son contenu suit ici les recommandations de la Fédération française de randonnée et de la Croix-Rouge française, avec ce qui change selon la sortie.

À quoi sert une trousse de secours de randonnée

La commission médicale de la FFRandonnée la décrit simplement : la trousse de base permet de faire face aux petits tracas connus d’une randonnée et de continuer à traiter ses maladies en cours. Elle n’a pas vocation à servir d’hôpital. On y cherche de quoi nettoyer et couvrir une plaie, protéger une ampoule, retirer une tique, et se protéger du froid en attendant de l’aide.

La Croix-Rouge française insiste sur un autre point : en zone isolée, les secours peuvent mettre du temps à arriver. Avoir de quoi se couvrir, stopper un saignement ou immobiliser provisoirement un membre limite les conséquences d’un accident pendant cette attente.

Le principe à retenir : un kit compact, rangé en haut du sac ou dans une poche extérieure, qu’on attrape en quelques secondes. Pas une pharmacie complète au fond du sac.

Randonneuse assise sur une pierre au bord d'un sentier de montagne, qui prépare un pansement près de sa chaussure, pochette de secours rouge posée au sol

Le contenu de base : plaies, ampoules, petits bobos

Les deux listes officielles se recoupent largement. Voici le matériel commun, avec les quantités que la Croix-Rouge indique pour une personne et une journée de marche :

  • des pansements prédécoupés de plusieurs tailles, imperméables (5 à 8) ;
  • des pansements de type seconde peau pour les ampoules (3 à 4) ;
  • des compresses stériles de 10 x 10 cm en sachet individuel (4) ;
  • deux bandes, de 5 cm et de 10 cm de large ;
  • un rouleau de sparadrap ;
  • des sutures adhésives pour rapprocher les bords d’une plaie ouverte, en attendant un avis médical ;
  • un désinfectant cutané incolore, en petit flacon ou en dosettes ;
  • un flacon de solution hydroalcoolique pour les mains ;
  • quelques unidoses de sérum physiologique, pour rincer un œil ou une plaie ;
  • un tire-tique, idéalement en deux tailles ;
  • des petits ciseaux, une pince à écharde et une aiguille fine ;
  • des épingles à nourrice ;
  • deux paires de gants jetables ;
  • un sac pour rapporter les déchets.
Lire aussi :  Les indispensables pour camper confortablement en trek

Pour les désinfectants, la FFRandonnée conseille les dosettes unitaires : on n’ouvre que ce dont on a besoin.

Mais côté ampoules, la trousse ne fait pas tout. Des chaussures déjà rodées et des chaussettes adaptées en évitent la plupart ; notre guide sur les chaussures de randonnée polyvalentes revient sur le choix de la paire.

Froid, fatigue, alerte : le kit de survie

Les deux organismes ajoutent un petit lot d’équipement qui ne soigne rien mais peut tout changer si l’on doit attendre :

  • une couverture de survie de grande taille ;
  • du sucre en emballage individuel, en cas d’hypoglycémie ;
  • un sifflet pour se signaler ;
  • une lampe frontale avec piles ou batterie de rechange ;
  • un petit couteau ou un outil multifonction.

La couverture de survie se glisse partout. On l’oublie facilement, et c’est pourtant elle qui protège du froid une personne blessée pendant l’attente.

Les médicaments : uniquement les vôtres

C’est la règle sur laquelle la FFRandonnée est la plus ferme : les médicaments sont strictement personnels. On ne les propose pas à un autre marcheur, même pour rendre service. Ceux délivrés sans ordonnance se prennent sous la responsabilité de celui qui les avale, et ceux prescrits ne conviennent qu’à la personne pour qui ils l’ont été.

Concrètement, la trousse contient :

  • tous vos traitements en cours, en quantité suffisante pour la durée de la sortie, avec une marge en itinérance si le séjour se prolonge ;
  • un antidouleur conseillé par votre médecin ;
  • selon votre médecin ou votre pharmacien, de quoi traiter une diarrhée, une réaction allergique ou des brûlures d’estomac.
Lire aussi :  Comment choisir un GPS ou une montre connectée pour vos expéditions ?

Demandez conseil avant le départ plutôt que de composer cette partie au hasard. La Croix-Rouge précise d’ailleurs « sur avis médical » à chaque médicament de sa liste.

Adapter la trousse au terrain et à la saison

Une balade de deux heures sur un sentier fréquenté et un trek de plusieurs jours loin de tout ne demandent pas la même trousse. La Croix-Rouge le résume ainsi : ajuster le contenu à la durée, au terrain, au climat et au niveau d’autonomie, pour ne partir ni sous-équipé ni surchargé.

Quelques ajouts que citent les sources officielles, selon les cas :

  • une crème apaisante pour les piqûres d’insectes, et un répulsif si la zone est à risque ;
  • une crème solaire haute protection et un stick pour les lèvres ;
  • un collyre anti-UV en altitude, sur la neige ou sur un glacier, comme le suggère la FFRandonnée ;
  • une poche de froid instantané pour un coup ou une entorse ;
  • des sels de réhydratation orale.

En famille, pensez aux besoins des enfants et à leurs traitements ; notre article sur la randonnée en famille aide à choisir un itinéraire à leur mesure. Pour un séjour en haute montagne, la préparation va bien au-delà de la trousse, et notre guide pour préparer un trek en altitude détaille les étapes.

La fiche d’urgence, à placer sur le dessus du sac

La FFRandonnée recommande une fiche de renseignements facile d’accès. Si vous êtes inconscient ou incapable de parler, c’est elle qui informe les secours. Elle indique :

  • vos traitements en cours et vos maladies connues ;
  • vos allergies, comme le précise la Croix-Rouge ;
  • les gestes à pratiquer ou à éviter vous concernant ;
  • les coordonnées de votre médecin traitant et de la personne à prévenir.

Plastifiez-la, ou glissez-la dans une pochette étanche. Les deux organismes rappellent aussi le numéro d’urgence européen, le 112. La Croix-Rouge conseille de noter à côté les informations à donner lors de l’appel : le lieu, le nombre de victimes, leur état, la météo et l’accès.

Lire aussi :  Équipements high-tech pour les aventuriers modernes

Entretenir sa trousse entre deux sorties

Une trousse oubliée au placard pendant deux ans ne vaut pas grand-chose. La FFRandonnée conseille de tenir à jour la liste de son contenu, avec les dates de vérification, pour respecter la péremption des médicaments, collyres et désinfectants. Les produits périmés ou vides se rapportent au pharmacien.

  • rangez la trousse dans une pochette solide et étanche, de couleur vive pour la repérer vite ;
  • regroupez le contenu par usage dans de petits sachets : plaies, douleurs, bandages ;
  • après chaque sortie, remplacez ce qui a servi ;
  • glissez dedans une check-list imprimée pour vérifier le contenu d’un coup d’œil.

Pour lui trouver une place qui reste accessible sans tout vider, notre guide pour choisir son sac à dos de randonnée parle de l’organisation des poches.

Avant de partir : la trousse ne remplace pas la préparation

La Croix-Rouge termine sa liste par des conseils qui comptent autant que le contenu du sac : choisir un itinéraire adapté à sa forme et à celle du groupe, consulter la météo et renoncer en cas d’orage ou de vent violent annoncé, prévenir un proche de son itinéraire et de son heure de retour. Pour la montagne, le bulletin montagne de Météo-France est la référence. Nos conseils de sécurité en trekking complètent ce point.

Le matériel ne sert qu’à celui qui sait s’en servir, donc. La Croix-Rouge française propose des formations aux premiers secours ; on y apprend à alerter, à réagir face à un malaise ou une hémorragie, et à placer une victime en position latérale de sécurité.

Les sources à consulter

Questions fréquentes

Faut-il acheter une trousse toute faite ?

Une trousse du commerce fait une bonne base. Comparez son contenu aux listes de la FFRandonnée et de la Croix-Rouge, puis complétez : tire-tique, couverture de survie, fiche d’urgence et médicaments personnels manquent souvent.

Une trousse pour tout le groupe suffit-elle ?

Le matériel de soin peut se partager. Les médicaments, non : chacun emporte les siens, puisqu’ils sont strictement personnels selon la FFRandonnée. La fiche d’urgence aussi reste individuelle.

Que changer pour une randonnée de plusieurs jours ?

Prévoyez vos traitements avec une marge, au cas où le séjour se prolongerait, et augmentez les quantités de pansements et de compresses. Le reste de la liste ne change pas.

Chemin Montagne

Plongez dans des aventures inoubliables. Que vous soyez amateur ou expert, explorez des paysages époustouflants

Liens rapides

Copy@2025 Chemin montagne, tous droits réservés

Défiler vers le haut